Contrôle de la gestion des sociétés d’Etat

«Bientôt un appel à candidature pour le Commissariat au Compte et pour l’audit des Sociétés d’Etat, dès que le Gouvernement aura homologué par décret le barème de rémunération des experts comptables et les comptables agréés». Ce sont les termes d’une annonce faite par la cellule de pilotage de la politique des reformes économiques. Cette étape succède à une précédente qui avait permis à une commission ad hoc d’agréer des auditeurs et commissaires aux comptes désormais habilités à opérer sur les comptes publics. Depuis le 6 juin, le ministère des Finances a ainsi validé une liste de 16 Experts comptables et comptables agrées à l’expertise comptable et au commissariat aux comptes, 15 cabinets agréés à l’expertise comptable et au commissariat aux comptes, 2 Comptables agréés et ayant été agréés à toutes sortes d’audits excepté l’audit financier et le commissariat aux comptes et 3 Sociétés agréées au titre de consultants. 7 autres dossiers furent rejetés pour non-conformité.

La nouvelle démarche vise à passer au contrôle la gestion faite des sociétés d’Etats, surtout que certaines n’ont pas connu cet examen depuis plusieurs années. Une voie ouverte à toutes les dérives. Le cas de l’ex-OTP révélé la semaine dernière à la représentation nationale n’est point isolé. Le commissaire aux comptes est un organe de contrôle dont la compétence peut aller au-delà des comptes pour embrasser la régularité de la vie juridique de la société. C’est donc un contrôle comptable, financier et juridique. La gestion transparente et saine des entreprises publiques est devenue une exigence des bailleurs de fonds dans un monde où les financements extérieurs restent le fruit des contribuables d’autres peuples. Le budget exercice 2009 ambitionne d’atteindre cet objectif, à défaut empêcher un temps soit peu que l’argent public passe impunément par des circuits non maîtrisés. Vivement que tout ceci permette de gagner quelque chose de plus.